Pourquoi l'étanchéité est une activité à part pour les assureurs
Une infiltration rend rapidement un ouvrage « impropre à sa destination », ce qui relève directement de la garantie décennale. Les désordres apparaissent souvent tardivement, après plusieurs saisons, et leur réparation est lourde : dépose et réfection du complexe d'étanchéité, mais aussi reprise des dommages intérieurs (plafonds, isolants, revêtements).
Conséquence : les assureurs demandent davantage de justificatifs, limitent parfois les techniques couvertes et appliquent des tarifs plus élevés que pour d'autres corps d'état. Un dossier bien présenté fait toute la différence.
Les travaux d'étanchéité concernés
- étanchéité de toitures-terrasses, accessibles ou non, techniques ou végétalisées ;
- étanchéité par membranes bitumineuses ou synthétiques (PVC, EPDM, TPO…) ;
- systèmes d'étanchéité liquide (SEL) sur balcons, terrasses, coursives et loggias ;
- cuvelage et étanchéité des parois enterrées ;
- imperméabilisation et étanchéité de façades ;
- étanchéité de bassins, réservoirs ou toitures de bâtiments industriels, selon votre activité déclarée.
Bien déclarer ses activités et ses techniques
Les assureurs utilisent des nomenclatures qui distinguent plusieurs activités proches : couverture, étanchéité de toiture-terrasse, imperméabilisation de façade, cuvelage… Chacune doit figurer au contrat pour être couverte.
Couvreur qui fait aussi de l'étanchéité ? Une décennale « couverture » ne couvre pas automatiquement les toitures-terrasses. Si vous réalisez ce type de travaux, ils doivent être déclarés.
Les contrats couvrent en principe les techniques courantes : travaux conformes aux DTU ou mis en œuvre selon un avis technique en cours de validité. Un procédé non courant doit être déclaré spécifiquement à l'assureur. Pour certains systèmes d'étanchéité liquide, les fabricants exigent aussi une formation ou un agrément de l'applicateur : gardez ces attestations, elles renforcent votre dossier.
Les garanties à prévoir en plus de la décennale
- Responsabilité civile professionnelle : les dommages causés pendant le chantier, par exemple un incendie déclenché lors d'une soudure au chalumeau ou une infiltration chez le client en cours de travaux ;
- tous risques chantier pour les ouvrages en cours de réalisation ;
- assurance du matériel (chalumeaux, machines à souder, échafaudages) ;
- assurance des véhicules utilitaires, en flotte dès que vous en avez plusieurs.
Le dossier à préparer
- vos diplômes ou titres professionnels (CAP, BP étancheur…) ou vos certificats de travail ;
- des références de chantiers réalisés, avec photos si possible ;
- vos attestations de formation ou d'agrément fabricants ;
- vos relevés de sinistralité si vous étiez déjà assuré ;
- votre chiffre d'affaires, réparti par type de travaux.
Notre accompagnement
Spécialiste du bâtiment depuis 2016, ISA Assurance connaît les exigences des assureurs pour les étancheurs. Nous constituons votre dossier avec vous, consultons les compagnies qui acceptent ce risque, et vérifions que chaque technique que vous pratiquez est bien couverte avant que vous signiez.